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Changement de nom : procédures et recours

Publié le : 18/03/2026 18 mars mars 03 2026

Symbole d’identification et d’appartenance, le nom de famille constitue un attribut essentiel de la personnalité juridique. Qu’il s’agisse de rééquilibrer la transmission entre les deux lignées parentales, de se détacher d’une histoire personnelle difficile ou d’atténuer les effets d’un patronyme devenu préjudiciable, le changement de nom obéit en droit français à des mécanismes distincts. Depuis l’intervention de la loi n° 2022-301 du 2 mars 2022 relative au choix du nom issu de la filiation, le cadre procédural a été assoupli afin de faciliter certaines démarches.

Les modalités de changement de nom

La réforme du 2 mars 2022 a institué une procédure simplifiée permettant à toute personne majeure de substituer à son nom actuel celui du parent qui ne lui a pas été transmis, ou d’accoler les deux noms dans l’ordre souhaité. Cette faculté ne peut être exercée qu’une seule fois au cours de la vie. Elle demeure toutefois compatible avec une demande ultérieure fondée sur la procédure de changement de nom par décret. Parallèlement, la procédure par décret demeure ouverte en présence d’un motif légitime. Sont notamment invoqués les cas de nom à consonance péjorative ou ridicule, difficilement prononçable, ou encore la volonté d’éviter l’extinction d’un patronyme. L’administration apprécie strictement la réalité et la pertinence du motif avancé.

Déroulement des procédures et effets juridiques

La voie simplifiée s’exerce en mairie, sans frais, et produit ses effets dans un délai d’environ un mois. À l’inverse, la demande par décret est adressée au ministère de la Justice, implique un coût et peut s’étendre sur plusieurs mois, voire années. Elle comporte notamment une publication au Journal officiel et dans un support habilité afin de permettre d’éventuelles oppositions. Le changement de nom emporte modification des actes d’état civil et actualisation des titres d’identité, documents administratifs et engagements contractuels. Des incidences peuvent également concerner les enfants, sous réserve des règles applicables à leur consentement selon l’âge.

Voies de recours en cas de refus

L’assistance d’un avocat peut contribuer à la constitution d’un dossier étayé et à la sécurisation de la procédure. En cas de décision défavorable, un recours gracieux peut être formé devant le ministère de la Justice. Si le refus persiste, un recours contentieux demeure ouvert devant le tribunal administratif compétent.

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