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Voyage d’un enfant après séparation : sécuriser l’accord parental pour éviter sanctions civiles et pénales

Publié le : 21/04/2026 21 avril avr. 04 2026

La séparation des parents n’emporte pas, en principe, remise en cause de l’exercice conjoint de l’autorité parentale. Dans ce cadre, tout projet de déplacement d’un mineur à l’étranger dépasse la simple organisation matérielle d’un séjour et soulève des enjeux juridiques relatifs à la protection de l’enfant et au respect des prérogatives de chacun des parents. Le non-respect des règles applicables est susceptible d’entraîner des conséquences tant civiles que pénales.

Accord des deux parents requis en cas d’autorité parentale conjointe

Lorsque l’autorité parentale conjointe est exercée, chaque parent doit participer aux décisions importantes concernant l’enfant, au premier rang desquelles figure un déplacement à l’étranger. Un départ décidé unilatéralement peut être analysé comme une atteinte à l’exercice de l’autorité parentale et, dans certaines circonstances, recevoir la qualification d’enlèvement parental. Il convient de distinguer cette situation de l’autorisation de sortie du territoire exigée pour un mineur voyageant sans représentant légal. Ici, la difficulté ne tient pas à l’absence d’accompagnement, mais au défaut d’accord entre titulaires de l’autorité parentale.

Gestion du désaccord et conséquences d’un départ non autorisé

En présence d’un accord, les parents peuvent formaliser par écrit les modalités du séjour, en précisant notamment la destination et la durée envisagées. En cas de désaccord, la saisine du juge aux affaires familiales s’impose. Le magistrat apprécie l’opportunité du déplacement au regard de l’intérêt de l’enfant et peut autoriser la sortie du territoire de manière ponctuelle ou durable. Une telle demande suppose la production d’éléments établissant l’absence de risque pour le mineur et le respect des droits de l’autre parent. Un départ à l’étranger sans accord expose son auteur à des sanctions pénales pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas d’enlèvement parental. Sur le plan civil, ce comportement est susceptible d’influer sur la fixation de la résidence de l’enfant ou l’étendue du droit de visite. Le parent lésé peut solliciter en urgence une interdiction de sortie du territoire ou une modification des modalités de garde.

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